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La Garde-Guérin – Le pré de la foire

En 1260, Odilon de Mercoeur, évêque de Mende, fit rédiger de nouveaux statuts pour la communauté des Chevaliers Pariers. Il décida qu’ils éliraient, tous les ans, deux « Consuls Nobles » chargés de veiller au respect de ces statuts. Au début du XIVème siècle, les deux Consuls, inquiets de voir les revenus de la communauté diminuer au profit de l’évêque de Mende qui rachetait les paréries quand elles étaient à céder, demandèrent au Roi de France l’autorisation de créer une foire. Cette autorisation leur fut accordée en 1367. Il fut décidé qu’une foire aurait lieu le 25 novembre, jour de la Sainte-Catherine, et un marché, tous les lundis. En 1721, la foire fut transférée à la Saint-Michel, le 29 septembre. Saint Michel, le patron des Chevaliers Pariers, devint alors le patron du village.

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La Garde-guerin, pré de la foire
photo association G.A.R.D.E.

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Cette foire se tenait à l’entrée du village, près de la porte du Rachas, sur un grand pré, que l’on appelle aujourd’hui encore, le pré de la Foire.

Le pré de la Foire accueillait toutes sortes de marchands, de forains, qui venaient à pied, ou qui, en raison de la lenteur et de la rareté des transports de l’époque, arrivaient au village, deux ou trois jours avant et logeaient à la ferme Pansier ou chez l’habitant. Les anciens en parlent comme d’une manifestation festive !

Cette foire, qui dura jusqu’en 1938, était d’autant plus fréquentée qu’avec le temps, elle était devenue ce qu’on appelait « la Loge « ou  » la Loue  » des bergers.

Les bergers de tout le voisinage louaient leurs services. Des ouvriers journaliers pouvaient y être embauchés pour le ramassage des châtaignes, qui furent longtemps une des principales ressources du pays.

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Le pré de foire à La Garde-guerin
photo Géraldine Paulet